Voilà un terme qu’on connaît bien depuis quelques années, qui s’est propagé d’abord lors du premier référendum sur le Brexit au Royaume-Uni à la fin de l’année 2015, puis avec la campagne électorale américaine de 2016. Il est en effet difficile de dissocier la popularisation du terme de l’ancien président Donald Trump, qui aime particulièrement accuser les médias de divulguer des "fake news!"

Mais qu’est-ce qu'on entend par "fake news" ?

Comment distinguer une fausse information ? Est-ce uniquement les informations diffusées dans le but de tromper ou de manipuler l’opinion publique, ou plutôt des "mauvaises informations", des informations mal vérifiées ou vérifiées trop rapidement ?

En fait le terme de "fake news" peut recouvrir les deux situations, puisque tout dépend de l’intention de celui qui diffuse et de l’objet qui se cache derrière l’information transmise. Sur les réseaux, on observe ces deux cas; dans la presse il s’agit plutôt du 2ème cas, mais que l’on considère souvent comme relevant du 1er. Tout dépend de ce que l’on veut mettre en avant. Si la transmission de fausses informations à but politique est pratiquée depuis des siècles, à travers les campagnes de propagandes par exemple, c’est la vitesse de diffusion aujourd’hui incroyablement rapide qui pose problème, en particulier sur les réseaux sociaux.

Face à la rapidité de transmission de ces canaux et du nombre croissant de leurs utilisatrices/teurs, les médias "classiques" tels que la radio, la presse écrite ou même la télévision, se retrouvent devant un dilemme. Soit essayer de suivre et de proposer un flux d’informations massif mais qui peut être erroné, soit prendre plus de temps pour fournir une actualité vérifiée au risque d’être décalé…

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Qui sont les victimes de ce phénomène ?

Selon l’étude du “32ème Baromètre de la confiance dans les médias” (Étude réalisée par Kantar Sofres/Kantar Media pour La Croix, janvier 2019), 46% des Français.e.s disent être confronté.e.s à des infox (Fake News) au moins une fois par semaine.

Nés avec le numérique, les enfants et les adolescent.e.s d’aujourd’hui utilisent souvent internet avec facilité. Cependant, elles/ils n’ont pas toujours le recul suffisant devant l’information et surtout les bons réflexes. Leurs parents, pour beaucoup, plus réticents à utiliser les réseaux sociaux, ont souvent l’impression d’être plus vigilants et conscients de leurs dangers. Et pourtant parents comme enfants sont tout autant susceptibles d’être victimes de fake news!

Confrontés à une information, les plus jeunes se contentent souvent d’en regarder le titre, l’image et parfois la légende. Il/elles sont peu à réellement accéder à l’information complète, en particulier si celle-ci est écrite. De plus, du fait de leur jeune âge, ils/elles ont souvent du mal à identifier les sources fiables. D’un autre côté, les adultes (parents ou non) ignorent certains mécanismes d’internet faisant d’eux, soit des victimes de fake news, soit des vecteurs de leur propagation. En effet, une étude américaine parue en 2016 dans la revue Science Advances a montré que les plus de 65 ans partageaient sept fois plus de fake news que les 18-29 ans. Cette donnée est cependant à nuancer : cela ne signifie pas nécessairement que les adultes croient davantage les fausses informations ou les informations non vérifiées ! Une autre hypothèse est qu’ils/elles ont tendance à croire que partager des publications contenant de fausses informations sur les réseaux permet de les dénoncer. Ce serait là une forme "d'indignation citoyenne", comme l’écrit Héloïse Rambert dans un article pour France Inter. Cette démarche, au départ noble, reste en réalité dangereuse, car en partageant des fake news, ils/elles contribuent à les diffuser, à élargir leurs publics et de fait, augmentent les risques que des internautes à l'esprit critique moins aiguisé soient trompés par ces fausses infos.

C’est pourquoi, que l’on soit enfant, adolescent.e, adulte ou "senior", il faut vérifier la source d’une information en se posant les questions: quelle est-elle, d’où vient-elle, quel est son but ?

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Des quiz pour s'entraîner à détecter les “fake news” et apprendre à les traquer !

Sources :

Vidéos :

En bonus, les fake news dans l’histoire :

Articles :